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Le lion de Belfort
Article mis en ligne le 16 janvier 2018
dernière modification le 31 juillet 2019

par Eric
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Le lion de Belfort est une sculpture monumentale en ronde-bosse du sculpteur alsacien Auguste Bartholdi.

Auguste Bartholdi

Longue de 22 m et haute de 11 m, ce qui en fait la plus grande statue de pierre de France, elle est constituée de blocs de grès rose de Pérouse (type de grès rouge des Vosges au lieu du calcaire blanc prévu par le conseil municipal de Belfort), sculptés individuellement, puis déplacés sur une terrasse verdoyante et adossée à la paroi calcaire grise de la falaise sous le château de Belfort, pour y être assemblés.




À la suite de protestations allemandes, le fauve — qui devait à l’origine faire face à l’ennemi — a la tête tournée vers l’ouest : « Bartholdi le fit alors le dos tourné à l’adversaire, dans une attitude dédaigneuse. Mais, entre ses pattes, il place une flèche tournée vers la frontière allemande » selon le directeur des musées de Belfort, Nicolas Surlapierre.

Contrairement à une légende reçue, le lion a bien sa langue : cela a été vérifié lors de travaux au début des années 2000.

L’œuvre symbolise la résistance héroïque de Belfort menée par le colonel Denfert-Rochereau pendant le siège de la ville par l’armée prussienne, qui dura 103 jours (de décembre 1870 à février 1871). Selon Bartholdi, « le monument représente, sous forme colossale, un lion harcelé, acculé et terrible encore en sa fureur » et « le sentiment exprimé dans l’œuvre doit surtout glorifier l’énergie de la défense. Ce n’est ni une victoire ni une défaite qu’elle doit rappeler ».

La sculpture à peine achevée, l’image du lion inspire, autant comme modèle que comme caricature, poètes, chansonniers, et sculpteurs ; elle est exploitée à des fins publicitaires en cartes postales, assiettes, gravures, montres, miniatures, lessives, épiceries… Bartholdi tolère d’abord cette exploitation puis, devant la profusion des reproductions à partir de 1898, gagne les procès qu’il intente. Mais à sa mort, Belfort qui est devenue la « Cité du Lion », ne tarde pas à en faire son emblème. La sculpture est classée monument historique le 20 avril 1931.

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