Le Balaitier en Sologne
Article mis en ligne le 26 mai 2021
dernière modification le 29 mai 2021

par Yannick
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Le balaitier, métier fort peu connu, a fait vivre de nombreux habitants de la Sologne. Il consistait à fabriquer des balais avec des branches de bruyère ou de bouleau, soigneusement sélectionnées et calibrées.

Résistant, souple et économique, le balai de bruyère était très apprécié pour nettoyer les cours de ferme, les bateaux, les rues des villes (en particulier celles de Paris).

Les bois et les landes de Sologne procuraient une matière première abondante : la bruyère, la brémaille (grande bruyère) et les longues tiges de ronce qui servaient à lier le balai.

Au début du XXe siècle, on se mit à fabriquer également le balai de bouleau, lié avec une tige de coudrier. Vendu plus cher, il était préféré pour les écuries et les granges.

On groupait des branchettes en bottes de 30 cm de circonférence à la base. Elles étaient liées puis tranchées à 70 cm de longueur totale à l’extrémité qui recevait le manche.

La balaiterie était une petite entreprise artisanale et souvent familiale. Elle se trouvait dans presque tous les villages de forêt.

La presse à balais serrait les branchettes entre ses mâchoires. L’ouvrier les liait avec du fil de fer et les coupait en rabattant le levier du tranchoir.

Equipé de cette presse à balais, un bon balaitier pouvait fabriquer 100 balais de bouleau ou 150 de bruyère.

Le balaitier les livrait ensuite à Blois, en Beauce, au Mans, Saint-Nazaire et même à Paris.

Balai de bouleau

La fabrication de ces balais fut une des plus importantes activités de la Sologne au début du XXe siècle. De nos jours, en Sologne, deux entreprises fabriquent toujours ces balais, tout en diversifiant leurs produits à base de brémailles.

Marie-Thérèse RAVAZÉ
Amicale Sologne Blésois

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