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Le 4 décembre, la fête des mineurs
Article mis en ligne le 1er décembre 2019
dernière modification le 7 décembre 2019

par Eric
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Depuis le Moyen-âge, les mineurs fêtent leur sainte protectrice : Sainte-Barbe. Dans chaque fosse, et puits, ont trouvait une Sainte-Barbe qui veillait sur les mineurs, les protégeant des coups de grisou et toute autre catastrophe.

Cette Sainte serait née en Asie mineure, au milieu du 3e siècle. Cette jeune fille de 16 ans était d’une beauté exceptionnelle. Son père, Discore, partant pour un long voyage, l’enferma dans une tour pour protéger sa virginité. Durant cet isolement imposé, Barbe approfondit ses connaissances sur la chrétienté et se fit baptiser. A son retour son père, furieux d’apprendre que sa fille s’était convertie au christianisme, la punit. Pour cela, il fit brûler la tour et l’emmena au tribunal pour qu’elle y soit jugée.

Refusant de renier sa foi, le tribunal la condamna à être décapitée le 4 décembre suivant. Son père demanda à être le bourreau et donc trancha la tête de sa fille. Sur le chemin du retour, le père assassin fut frappé par la foudre et son corps réduit en cendres.

Les chrétiens exhumeront le corps de Barbe, devenue Sainte-Barbe, et la prieront pour se protéger de la foudre. Par extension, elle deviendra la patronne d’un plusieurs corps de métiers utilisant le feu, la poudre (ou toute autre matière de même acabit), comme les mineurs, les pompiers, les artificiers, des artilleurs, les carriers...

Sainte-Barbe est généralement représentée avec une tour à trois fenêtres, une bible ou une palme de martyre et une épée. Ses reliques sont conservées à la cathédrale Saint-Vladimir à Kiev (Ukraine).

Le 4 décembre, les mineurs, bien apprêtés, fêtent Sainte-Barbe avec beaucoup de joie et de sérieux.

La veille de la fête, le travail était avancé au maximum. Au milieu de la matinée, il s’arrêtait et la fête commençait. Les bouteilles, descendues en cachette plusieurs jours avant et dissimulées dans la mine, étaient ouvertes. Les « gueules noires » chantaient et se racontaient des histoires souvent croustillantes.

Au fur et à mesure de l’avancement de la journée, l’alcool aidant, les esprits s’échauffaient. A l’heure de la remontée, certains finissaient dans les berlines ; les moins enivrés poursuivaient la fête dans les gargotes et la nuit était souvent courte.

Bien qu’il n’y ait plus de mineur en activité en France, les traditions résistent !

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