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La réserve naturelle du Cap Sizun
Article mis en ligne le 26 avril 2019
dernière modification le 27 avril 2019

par Eric
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En 1959, alors que des colonies d’oiseaux sont menacées sur le littoral de Goulien, Michel-Hervé Julien parvient à y créer une réserve naturelle. En 1973, le département du Finistère devient propriétaire de l’essentiel des terrains et en confie la gestion à Bretagne Vivante-SEPNB. Aujourd’hui, il est toujours le partenaire privilégié de la réserve. Cette dernière englobe en fait les falaises et îlots les plus riches du Cap Sizun.

Elle a été pendant 25 ans un lieu d’études et de recherches scientifiques sur la mouette tridactyle, grâce à un programme de baguage. Dès sa création, la réserve fut ouverte au public, jouant là aussi un rôle pionnier dans l’éducation à la nature en Bretagne.

Dans un écrin exceptionnel de hautes falaises de granit et des fleurs de bruyères, les oiseaux marins du grand large, guillemot de Troïl, fulmar boréal, océanite tempête ou du bord de côte, cormoran huppé, goéland argenté, goéland brun, goéland marin, viennent nicher ici chaque printemps.

Crave à bec rouge

Entre la lande, la pelouse maritime et les falaises, vivent toute l’année d’autres oiseaux remarquables, tels que le grand corbeau, le crave à bec rouge et le faucon pèlerin, tous trois devenus rarissimes en Bretagne.

Depuis bientôt trente ans, la réserve applique un mode de gestion original des landes et pelouses maritimes, inspiré de pratiques ancestrales : le pâturage ovin et équin. Ainsi, grâce à ce pâturage, la végétation reste rase et permet au crave à bec rouge de trouver les insectes dont il a besoin pour se nourrir. Il est revenu nicher sur la réserve, après de nombreuses années d’absence.

Par la même occasion, la race de mouton, « Landes de Bretagne », qui était elle-même en voie de disparition, a ainsi été sauvée. Les poneys Dartmoor complètent efficacement le pâturage une partie de l’année. Le faucon crécerelle, et nombre de petits passereaux comme le bruant jaune, le pipit farlouse, le tarier pâtre ou la linotte mélodieuse participent également à la biodiversité du site.

- Pour en savoir plus : Le site de la réserve du Cap Sizun

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