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Ma Normandie
Article mis en ligne le 13 avril 2019

par Eric
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C’est en 1836 que ce chant fut écrit et mis en musique par le goguettier, compositeur et chansonnier Frédéric Bérat sur le bateau qui le menait de Sainte-Adresse à Rouen, sa ville natale. « Ma Normandie » fut lancé à Paris. Trente ans plus tard il est déjà dit à propos de cette chanson qu’on en « a tiré plus d’un million d’exemplaires, et qu’on (la) réimprime encore tous les jours ». La célébrité de la chanson a largement dépassé celle de son créateur.

Frédéric Bérat, est né le 20 Ventôse de l’an IX (11 mars 1801) à Rouen et mort le 2 décembre 1855 à Paris. Son père était négociant en cuir, huile et bleu de Prusse.

Il est tout d’abord prévu que Frédéric reprenne le commerce de son père. Il étudie à Rouen et prend en parallèle des leçons de clarinette avec un professeur particulier.

Ses études finies, Frédéric part à Paris. Il est d’abord employé durant sept ou huit ans dans la maison Chevreux-Aubertot, grand commerce de textile rue du Sentier, puis il se retrouve dans les bureaux de l’ancien député Mercier.

Frédéric apprend le piano en travaillant seul sans enseignant. Il fréquente la célèbre goguette parisienne de la Lice chansonnière, et finit par embrasser la carrière de chansonnier.

« Ma Normandie » est aujourd’hui et depuis longtemps largement utilisé de façon non officielle comme chant régional de la Normandie, mais aussi comme hymne officiel du bailliage de Jersey. Cette île fait historiquement partie du duché de Normandie.

Quand tout renaît à l’espérance,
Et que l’hiver fuit loin de nous,
Sous le beau ciel de notre France,
Quand le soleil revient plus doux,
Quand la nature est reverdie,
Quand l’hirondelle est de retour,
J’aime à revoir ma Normandie,
C’est le pays qui m’a donné le jour.
J’ai vu les champs de l’Helvétie
Et ses chalets et ses glaciers,
J’ai vu le ciel de l’Italie,
Et Venise et ses gondoliers.
En saluant chaque patrie,
Je me disais : « Aucun séjour
N’est plus beau que ma Normandie,
C’est le pays qui m’a donné le jour.
Il est un âge dans la vie,
Où chaque rêve doit finir,
Un âge où l’âme recueillie
A besoin de se souvenir.
Lorsque ma muse refroidie
Aura fini, ses chants d’amour,
J’irai revoir ma Normandie,
C’est le pays qui m’a donné le jour.

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