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L’auberge rouge du Berry
Article mis en ligne le 29 mars 2019
dernière modification le 5 avril 2019

par Yannick
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Lorsque l’on parle de « l’Auberge Rouge », il s’agit généralement de l’Auberge de Peyrebeille située en Ardèche sur la route allant du Puy-en-Velay à Aubenas.

Mais, force nous est de reconnaître que le Berry a possédé son Auberge Rouge. Si je dis « a possédé », c’est que contrairement à celle de l’Ardèche, « la nôtre » n’existe plus.

Vincent Détharé rappelle que cet établissement s’appelait « Au Pont de la Guette ». On ignore si ce nom venait de guet ou de gué, « L’Hôtel Restaurant » se trouvait près de la rivière le Barangeon entre Méry-es-Bois et Neuvy-sur-Barangeon, dans un endroit plutôt désert.

Le Barangeon

L’établissement était tenu par une mère et ses deux fils, tous les trois étant des personnages assez inquiétants pour qui la vie d’un être humain ne pesait pas plus que celle d’un poulet.
Ils étaient aidés d’une petite servante, plutôt jolie, mais tellement terrorisée qu’elle pouvait paraître complètement stupide.

Les habitants de la région s’aperçurent que des voyageurs ayant séjourné à l’hôtel n’avaient plus jamais donné signe de vie. Toutefois ceux-ci étaient des inconnus et les enquêtes à l’époque (probablement milieu 19e siècle) n’étaient pas faciles.
Évidemment, ils ne risquaient pas de reparaître puisque les trois « hôteliers » les tuaient et leur volaient leur argent et leurs objets de valeur.

Or, un jour, un jeune et beau cavalier se présenta. La petite servante, complètement troublée se dit qu’il était absolument impossible qu’il subisse le même sort que les autres voyageurs.
Elle réussit à l’avertir de ce qui l’attendait s’il ne quittait pas ce lieu funeste sur le champ.
Le jeune homme sella immédiatement son cheval, y fit monter la servante et se sauva à toute allure.
Naturellement, leur départ n’était pas passé inaperçu. Les aubergistes lâchèrent leurs énormes chiens à la poursuite des jeunes gens.

Mais le merveilleux se mêla de l’histoire. Les chiens furent arrêtés au chêne Saint Firmin. (le Saint devait veiller).

La maréchaussée fut prévenue par les deux cavaliers.
L’aubergiste et ses deux fils ont été condamnés à mort.

Quant au beau jeune homme ? Eh ! bien il s’éprit de la petite servante ; ils se marièrent et furent heureux.

L’histoire ne dit pas s’ils eurent beaucoup d’enfants…
Mais après tout, quand un drame se termine comme un conte de fées, ce n’est déjà pas si mal.

J. Le Roux

Janvier 2012

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