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La chandeleur
Article mis en ligne le 26 janvier 2019

par Eric
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Elle approche... il est donc temps d’en expliquer les traditions qui y sont liées et d’où elles proviennent...

La fête de la Chandeleur n’est plus chômée en France aujourd’hui et a pour objet de rappeler la présentation au Temple de l’enfant Jésus né quarante jours plus tôt, à Noël, et la purification de la Sainte-Vierge.

Son nom lui vient des cierges bénits qu’on y portait en procession à l’église.

Aujourd’hui, la Chandeleur n’est plus fêtée que par l’Église catholique, le 2 février, et les paysans chez qui se sont encore conservées les traditions ancestrales. Et ces traditions ont quelque chose de curieux que nous voulons raconter.

À la Chandeleur, dit Abel Hugo, si les paysans ne faisaient point de crêpes, leur blé de l’année serait abimé. Celui qui retourne sa crêpe avec adresse, qui ne la laisse pas tomber dans les cendres, ou qui ne la rattrape point dans la poêle, sous la forme navrante de quelque linge fripé, celui-là aura du bonheur — de l’argent, cette forme tangible du bonheur — jusqu’à la Chandeleur de l’année suivante. Qu’elle est jolie, cette coutume des crêpes.

Le laboureur de France, qui bat sa farine pour en faire de légères pâtes dorées qu’il retourne avec soin afin que son blé de la moisson prochaine soit bon et dense, se doute-t-il qu’il rend, comme le firent ses ancêtres perdus dans la nuit des siècles, un hommage à la blonde Cérès ?

Que de traditions de ce genre dans nos mœurs et qui — devenues inexplicables aujourd’hui — subsistent encore, en dépit des années et des révolutions ! Il y a de l’héritage des coutumes comme il y en a des tempéraments, des caractères et de la chair.

Dans nos campagnes, on fait encore bénir un cierge neuf le jour de la Purification. On l’allume et on essaie de le rapporter « tout clairant » à la maison : s’il ne s’éteint pas, c’est un heureux présage, et celui qui le tient est sûr de ne pas mourir dans l’année.

Le cierge de la Chandeleur passe pour le plus précieux des talismans contre les sortilèges et les maléfices. Quand un animal domestique est malade, on fait couler trois ou quatre gouttes du cierge dans son breuvage. On l’allume pour conjurer la foudre lorsque l’orage gronde, mais aussi pour bénir les premiers communiants et les fiancés avant leur départ pour l’église.

La fête de la Chandeleur est aussi consacrée aux amoureux. Les jeunes filles et jeunes garçons qui veulent savoir ce que l’avenir leur réserve, font une neuvaine à la chapelle de la Vierge. Le dernier jour écoulé, le jeune homme, une fois endormi, verra en rêve celle qui sera son épouse, et inversement.

En Haute-Saône, les fiancés devaient se rendre, le 2 février, à la source la plus proche pour y échanger des gâteaux. Toutes ces coutumes, dont le sens symbolique échappe souvent, remontent à la plus haute antiquité. Enfin, les proverbes nous affirment que, s’il fait beau le jour de la Chandeleur, l’hiver reprendra pendant quarante jours.

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