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L’Auvergne
Article mis en ligne le 19 mai 2018
dernière modification le 31 juillet 2019

par Yannick
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L’Auvergne est une région historique du centre de la France. Majoritairement rurale et montagneuse, il s’agit d’une destination prisée pour la randonnée et le ski, avec de vastes forêts et des volcans endormis tels que le Puy de Dôme. Ses nombreuses sources chaudes naturelles ont donné naissance à des villes thermales comme Vichy, réputée pour son eau minérale. Clermont-Ferrand, la ville la plus importante, abrite une université et une majestueuse église romane, Notre-Dame-du-Port.

Avec plus de 2600 ans d’histoire, l’Auvergne est une des plus anciennes régions de France et une des mieux identifiées. Toutefois, son territoire est perçu de façon variable. Le géographe Pierre Bonnaud compte au moins quatre définitions pour les contours de la région. Il y a ainsi plusieurs Auvergne historiques. La première a existé jusqu’au XIe siècle et correspond à la cité des Arvernes ou Arvernie. Les recherches basées sur la toponymie laissent penser que le territoire de ce peuple gaulois était peut-être plus grand que celui que les Romains constituèrent en cité, notamment au nord. Celle-ci se perpétua avec le diocèse primitif de Clermont. La constitution du duché de Bourbon sur la partie nord de la région diminua la taille de son territoire de façon significative et laissa au XVIIIe siècle une province plus petite.

Dans l’imaginaire parisien l’Auvergne apparaît souvent comme une région plus vaste. Au XIXe siècle et au XXe siècle une vague d’immigration venant d’Auvergne, de l’Aveyron, de la Lozère et de la montagne limousine a submergé la capitale. Elle y a imposé son folklore et a été identifiée comme celle des « Auvergnats de Paris » ou des « bougnats ». Il n’est pas rare que toute la partie sud du Massif central soit ainsi assimilée à l’Auvergne. Clin d’œil à l’histoire, ce concept fait penser aux territoires de certains peuples vassaux des Arvernes.

Statue équestre de Vercingétorix par Bartholdi

L’Auvergne doit son nom au peuple gaulois des Arvernes. C’était l’une des tribus les plus puissantes et les plus riches de la Gaule antique. Cette prédominance s’explique par plusieurs raisons. Le territoire arverne donnait à ses occupants une totale autonomie agricole, il se composait au centre de la grande plaine très fertile de la Limagne, de coteaux fruiticoles sur le pourtour et enfin de grandes prairies de moyenne montagne idéales pour l’élevage. Ces zones d’auto-subsistance étaient noyées dans un dense massif forestier qui fournissait l’énergie nécessaire à la mise en place d’industries prospères : la céramique et la métallurgie. Lezoux devint à l’époque gallo-romaine un des plus grands centres de production de poteries (en particulier sigillées) d’Europe. Ces poteries font partie du matériel archéologique courant que l’on retrouve partout dans le nord de l’Europe et servent à la datation des lieux fouillés. L’exploitation de nombreuses mines d’or, d’argent et d’autres métaux (exploitées depuis 400 av. J.-C. au minimum) permit de faire de la métallurgie, de la forge et de l’orfèvrerie (en particulier du travail du cuivre) une grande spécialité arverne.

Dans la Guerre des Gaules de César, Vercingétorix est décrit avec « une grande armure faite de nombreuses pièces d’argent assemblées et reflétant le soleil ». Les Arvernes frappaient leur propre monnaie et multipliaient les échanges commerciaux avec les tribus voisines (moins de 15 monnaies connues pour 57 peuples gaulois). Au centre du monde gaulois, ils développèrent un commerce est-ouest et nord-sud engendrant une grande richesse. Leur puissance militaire s’appuyait sur un territoire difficile à atteindre par de puissantes armées, car entouré sur quasiment tous ses côtés par des massifs montagneux (seul le nord était ouvert sur les plaines du centre de la Gaule). Enfin, il y avait au sommet du puy de Dôme un sanctuaire d’une importance majeure pour plusieurs nations gauloises qui s’y retrouvaient.

Les paysages - L’Auvergne apparaît comme une région bien individualisée du Massif central. Cependant, si elle est limitée à l’ouest par le Limousin et les gorges de la Dordogne, et à l’est par les monts du Forez, sa bordure méridionale reste plus indécise. On peut néanmoins la jalonner par l’Aubrac et la Margeride. La morphologie d’ensemble de la région se présente comme un entonnoir ouvert au nord et resserré au sud. Au centre, l’Allier forme un axe orienté nord-sud le long duquel s’étendent de vastes plaines : les Limagnes. De part et d’autre s’élèvent les formations collinéennes et de moyenne montagne.

Le Puy de Sancy - 1885 m - Point culminant du Puy-de-Dôme

Si le trait dominant de l’Auvergne est son compartimentage en massifs et bassins, un des caractères les plus originaux est la présence de massifs volcaniques remarquablement conservés.

Au-dessus du socle cristallin, surgissent les édifices volcaniques. Le volcanisme auvergnat a principalement été actif durant les périodes tertiaire et quaternaire, l’âge des volcans s’étageant de 65 millions d’années pour les plus anciens à seulement 7000 ans pour la Chaîne des Puys. Les volcans d’Auvergne sont donc les plus anciens volcans d’Europe mais parmi ceux-ci se cache également le plus grand volcan d’Europe. Ce qu’on appelle les Monts du Cantal et qui compte plusieurs sommets volcaniques ne représente en fait qu’un seul et même volcan s’étalant sur 70 kilomètres de longueur, 60 kilomètres de large et culminant à 1 855 mètres (on estime que sa hauteur originelle aurait pu dépasser les 4 000 mètres d’altitude). Les monts Dôme alignent 80 volcans.

- Partir à la découverte de l’Auvergne

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